Didier/ novembre 8, 2018/ Commercial, Innover, Optimiser, Piloter

L’entreprise a pour essence de se transformer dans des environnements complexes rapides. Toutes les organisations font face à ces défis. Néanmoins, les images du passé créent des pièges qui immobilisent les entreprises et leurs dirigeants. Connaître ces pièges c’est permettre d’apporter en interne et de façon spécifiques des solutions pour que le feu passe au vert.

Voici les 5 pièges classiques qui immobilisent les entreprises.

1- Le piège du succès

La culture du succès ne peut être associer qu’à l’apprentissage par l’erreur. Il ne faut pas avoir peur de l’échec. La peur de l’échec entraîne rapidement une position statique des équipes. Pour apprendre à réussir les entreprises doivent apprendre à expérimenter, c’est à dire mettre concrètement à se tromper.

Le miroir du passé tend à faire inventer le futur sur les succès d’antan. Prévoir des succès sur ces images du passé signifie que l’entreprise ne fait pas confiance à la capacité d’apprentissage de ces ressources. L’entreprise doit garder un état d’esprit ouvert pour favoriser l’apprentissage et apporter un nouvel état d’esprit.

Pour dépasser le piège du succès impératif, il est nécessaire d’établir les causes des échecs et succès avec des données chiffrées (associées à la spécificité de l’entreprise). En partageant ces informations, les entreprises deviennent plus créatives et stimulées par leurs collaborateurs.

2- Le piège de l’hyper action

L’action pour une entreprise doit être réfléchie et optimisée. C’est à dire qu’il est essentiel de laisser du temps à la réflexion, à la gestion de l’organisation pour qu’elle ne se fatigue pas sur ces sujets mal définis en amont. Organiser l’action c’est optimiser ces efforts.

L’entreprise optimisée a appris à gérer son temps et se voit capable de prendre en charge des nouvelles tâches. Parmi ces tâches, le fameux « PDAC » prend ici toute sa place en permettant, par exemple, de mettre en place des analyses de type « Oshikawa » pour que l’entreprise soi à même d’initier des nouvelles orientations. Analyser avant d’agir optimise l’efficacité.

3- Le piège de l’uniforme

Steve jobs disait « Embaucher des gens doués puis leur dire ce qu’ils doivent faire, c’est idiot ». Il est facile de comprendre que la « singularité » peut attirer la créativité et la conformité tend à l’inhiber.

L’uniformité et le conformisme ont tendance à sécuriser les entreprises via des processus de plus en plus complexes. L’hyper standardisation, la culture excessive de la conformité peut alors créer une peur de la culture de la différence et de ces atouts associés. Certains collaborateurs ayant des idées hors « standards » peuvent alors se trouver trop à l’étroit dans ces structures.

4- Le piège des experts

De tout temps il a été considéré que la parole d’experts surpasse toutes les autres. Nombreuses sont les entreprises qui font appels à des experts toutefois ceci met en avant deux points.

L’expert est dirigé par ces connaissances et compétences, il voit le monde via un prisme déformant focalisé principalement sur son domaine d’expertise. Ceci peut nuire à l’entreprise car un expert peut mal comprendre un sujet dans sa totalité, et apporter des solutions non adaptées. De nombreux experts sont aveuglés par leurs expériences et ont une vue uni-dimensionnelle d’un problème.

L’expert considéré comme le grand manitou, le porteur de solutions efficaces, peut être aussi considéré comme le « sauveur » et ceci désengage les autres collaborateurs travaillant (en théorie) sur le même sujet que l’expert. Il arrive alors que naisse une démotivation de la part des collaborateurs qui vont alors travailler sur des sujets divers; soit de moindres importances, soit en dehors du scope de leur périmètre.

Donner l’opportunité aux entreprises d’apprendre à avancer entraîne des modifications profondes des modes de pensées et oblige à s’affranchir des succès du passé. Détecter, les différences, proposer à des collaborateurs d’exprimer leurs singularités sont des moyens de garder le savoir faire de l’entreprise en permettant de passer de l’immobilisme vers le dynamisme.